Comme à la fin d'un film, on sait que l'on va se quitter, chacun de notre coté. Et là, le générique passe, doucement, les lumières se rallument comme un soleil qui se lève. On se regarde, les gens commencent à partir, ils s'en moquent, eux, que pour nous, c'est terminés. Ils ne respectent pas ce moment où nous deux, nous avons ris, parlés pour la dernière fois... ils discutent, nous gènent, tapent dans le dos de nos sièges, je n'est pas envie de partir, pas comme ça, j'aurais voulu que ça se passe autrementt, pas comme ça, pas ici. Mais la vie est faite ainsi, on me l'a dit, je le savais, et pourtant je n'y croyais pas. Je pensais que peut-être, pour nous, ça se passerait différemment, que nos phrases d'adolescent étaient vrais, qu'on ne se quitterai jamais. Je t'aime et tu le sais, je t'aime d'amitié, rien d'autre ,simplement, ça. Mais quand on y pense qu'est ce que cela fait dans une vie entière, un moment comme celui la, on ne s'en souviendra peut-être jamais. Nos erreurs, nos fou rires, nos colères, tes yeux, mes yeux, tes mots et les miens, ceux pour se réconforter, ceux qui font sourire même quand la tristesse s'emparait de nous, rien, on ne se souviendra de rien! Alors, si ce sont nos derniers moments, restons assis devant le grand écran, au milieu des sièges vides et de la lumière tamisée, restons encore, restons toujours, restons, jusqu'à ce qu'on nous demande de sortir. Et enfin nous pourrons nous regarder s'éloigner chacun de notre coté, prendre des routes différentes. Je pleurerais peut-être, mais tu n'en saura jamais rien, et une fois chez moi je me coucherai, toi, dans mes rêves.
au contraire de mes souhaits...
nous devrons nous dire au revoir.
Ahmoi.
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